Pleurtuit (France) : deux exploitations agricoles datant de l'époque gauloise

Deux fermes gauloises sous la zone commerciale

Olivier Berrezai

Source - http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Deux-fermes-gauloises-sous-la-zone-commerciale-_40892-2034093------35288-aud_actu.Htm 

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Une dizaine d'archéologues travaillent sur le site de la future zone Cap Émeraude. Il leur reste deux semaines pour explorer les restes de deux fermes gauloises. Ici, devant un puits (au premier plan).

Sous les pieds de la future zone commerciale, on contemple le passé. Les archéologues ont retrouvé les vestiges de deux exploitations agricoles datant de l'époque gauloise.

Les fouilles archéologiques menées depuis l'automne sur les terrains de Cap Émeraude sont comme un livre d'histoire, ouvert sur le passé de Pleurtuit. Pour le déchiffrer, les spécialistes de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mènent un patient travail, comme ils l'ont fait quelques mois plus tôt sur les terrains de la technopole d'Atalante Saint-Malo, à quelques kilomètres de là.

2 000 ans en arrière

Ces fouilles préalables sont une obligation pour un chantier d'une telle ampleur. C'est la même chose lorsqu'on trace une autoroute ou une nouvelle ligne TGV. Le but, éviter de détruire à jamais des sites archéologiques. Sauver ce qui peut l'être. Dans ce cas précis, il s'agit de mieux connaître des traces d'habitat ancien localisées de longue date.

L'équipe de l'Inrap, dirigée par Anne-Louise Hamon, a mis au jour les vestiges de deux fermes de l'époque gauloise, datant du IIe ou IIIe siècle avant Jésus-Christ. Un grand bond dans l'histoire, 2 000 ans en arrière. « Nous n'avons pas retrouvé de murs ou de fours, mais des fossés », décrit l'archéologue. Ces fossés contenaient des poteaux, sur lesquels les habitants de l'époque fixaient une haute palissade, « un clayonnage de branches, recouvert d'argile. »

Ces découvertes n'arrêteront pas le chantier, sauf trouvaille exceptionnelle. Elles ne le freinent pas non plus, car les engins de terrassement contournent la zone où travaillent les archéologues, faciles à repérer avec leur gilet jaune fluo sur le dos.« Les engins de chantier ont d'abord décapé la terre sur 50 cm de profondeur. Ensuite, c'était à nous d'intervenir », décrit Anne-Louise Hamon.

Un puits et une cave

Le puissant godet de la pelleteuse a laissé la place à la truelle et à la brosse, pour dégager les restes de poteries exhumés de leur linceul de terre.

D'après les premières observations, « ce site gaulois pourrait être une exploitation familiale. » Une autre a été découverte non loin de là. « Preuve que les fermes étaient rapprochées. Les familles ne vivaient pas forcément en autarcie, au milieu d'une forêt dense, comme on se l'imagine souvent. »

Parmi les découvertes les plus intéressantes, un puits maçonné avec des pierres, ainsi qu'une cave. Les fragments de mobilier (céramique, fer ou tuile) sont récupérés et inventoriés. Ils iront rejoindre le dépôt de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) à Rennes, pour être conservés et étudié. Des fouilles prometteuses, car une partie encore plus intéressante se situerait de l'autre côté de la Livenais, sur des terrains encore inexplorés.

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