ET LE VENT OUVRIT LA MER ROUGE POUR MOÏSE ET LES SIENS

 

Et le vent ouvrit la Mer Rouge pour Moïse et les siens

http://sciences.blog.lemonde.fr/2010/09/23/et-le-vent-ouvrit-la-mer-rouge-pour-moise-et-les-siens/#xtor=RSS-3208

  

Certains miracles de la Bible peuvent s’expliquer par la mécanique des fluides. Les eaux de la mer Rouge pourraient bien s’être réellement ouvertes devant les Hébreux tout juste affranchis du joug du pharaon. Et ce ne serait pas surnaturel selon une nouvelle étude américaine.

Reprenons depuis le début. Les Hébreux quittèrent l’Egypte après des générations d’esclavage. Moïse vint au monde, fût abandonné puis recueilli et, aidé d’un coup de pouce divin, il libéra son peuple. Ce dernier gagna la Terre promise après quelques années dans le désert où Dieu lui remit les tables de la loi.

Il s’agit de l’un des passages les plus connus de l’Ancien Testament dont la notoriété doit beaucoup à Cecil B. DeMille et aux prodiges divins.

Outre les dix plaies qu’il infligea aux Egyptiens, le dieu des Hébreux, par l’intermédiaire de Moïse, réalisa un miracle décisif pour faciliter leur fuite :

“Moïse étendit sa main sur la mer. Et l’Éternel refoula la mer par un vent d’orient, qui souffla avec impétuosité toute la nuit ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec, et les eaux formaient comme une muraille à leur droite et à leur gauche.” (Exode 14, 21 - 22)

Peut-on expliquer ce “miracle” par des principes physiques ? La question a déjà agité des équipes scientifiques. En vingt ans, quatre études (sérieuses) ont été publiées. L’une d’elle conclut, par exemple, que des conditions de vent exceptionnelles auraient pu “repoussser la mer loin de la ligne de côte habituelle” et laisser une étendue libre de toute eau, la rendant pratiquable pour des piétons.

Les auteurs de cette nouvelle étude, publiée sur le site PlosOne, ont cherché à valider les hypothèses formulées par les précédentes recherches en se concentrant “sur le temps qu’il faudrait pour atteindre une position d’équilibre” de la mer. Grâce au modèle ROMS – c’est bien son nom… –, ils ont simulé la topographie du delta du Nil tel qu’il devait être “à la fin de l’âge de bronze” ainsi que les vents qui y sévissaient.

En considérant qu’une hauteur d’eau inférieure à 10 centimètres était une terre émergée, ils ont simulé un fort vent de laboratoire sur leur maquette virtuelle.

Ils ont montré qu’un vent uniforme soufflant à 28 mètres par secondes (un peu plus de 100 km/h) et venant de l’est “produisait un passage boueux à l’endoit où le Nil rejoignait le lac Tanis. Cette bande de terre de 3 ou 4 kilomètres de long et de 5 de large est restée émergée pendant quatre heures”. Cela expliquerait que les Egyptiens lancés à la poursuite des esclaves qui leur échappent aient été submergés quand le vent a baissé.

Nil ou mer Rouge ? La simulation portait sur le delta du Nil alors que les traductions de la Bible évoquent la mer Rouge. Certes de n’est pas très loin, mais ce n’est pas tout à fait la même chose. Carl Drews, un des auteurs de l’étude, explique sur le site Discovery Newscité et traduit par Slate.fr – http://www.archeolog-home.com/rubrique,migration-story,1248899.htmlque cet épisode la Bible parle explicitement d’un fort vent d’Est, ce qui milite en faveur du delta du Nil correctement exposé à l’inverse de la mer Rouge voisine. Et dans la Bible, le lieu évoqué est, en hébreux “yam souf” qui signifie littéralement “mer de roseaux”. “Kenneth Kitchen et James Hoffmeier, érudits bibliques, se sont penchés sur la question et ont conclu que la région marécageuse le long du canal de Suez pourrait tout aussi être l’endroit désigné par ‘yam souf’”, rapporte Discovery News.

 

 

 

 

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